Nouvelle casse d’Abobo : ça passe ou ça casse

Please select a featured image for your post

«Les ferrailleurs ne sont pas des singletons perdus dans la nature. Ils doivent être des acteurs économiques organisés et qui apportent une plus-value à l’économie nationale.»

En clair ils doivent quitter l’informel. Cet appel, lancé il y a quelque temps par le ministère du Commerce, a-t-il été entendu ? Pas sûr en tout cas pour beaucoup de ferrailleurs à Abidjan. Conséquence, le site de N’Dotré, acquis pour leur recasement, attend toujours ses occupants. Cette nouvelle casse couvre une superficie totale de 80 hectares dont 15 seulement font l’objet d’une exploitation. Sur environ 1.400 magasins disponibles, seulement 200 sont occupés. Et pourtant, le gouvernement est clair : le nouveau ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des petites et moyennes entreprises (PME), Souleymane Diarrassouba, lors d’une visite en février dernier en ces lieux, a invité les artisans installés sur les sites précaires d’Abidjan à se rendre sur cet espace aménagé pour occuper les magasins construits. «Je lance un appel à tous les artisans ferrailleurs et garagistes installés sur les sites précaires d’Adjamé, d’Abobo et d’ailleurs de rejoindre ce nouveau site de N’Dotré et occuper les box construits», a-t-il instruit, rappelant que l’Etat a déjà purgé les droits coutumiers des propriétaires terriens.

Le ministre indique aussi que les réfractaires occupants les trottoirs seront déguerpis. Les populations, elles, ne veulent pas de discours pieux. «Nous demandons au gouvernement de tout mettre en œuvre afin d’assainir ce secteur des ferrailleurs, et surtout d’achever leur recasement. Nous souffrons beaucoup de la dégradation de notre cadre de vie causée par les fumées et les bruits provenant des ateliers mécaniques, de l’insécurité, des problèmes d’assainissement. Il y a aussi l’obstruction des  voies et les occupations anarchiques des trottoirs, créant des embouteillages à n’en point finir», relève une habitante du quartier Abobo Anador. À Abobo N’Dottré, les ferrailleurs déjà installés sur ce site n’attendent pas autre chose : que les ferrailleurs d’Abobo-Anador, Adjamé-Agban et autres y convergent tous. «Si le gouvernement n’oblige pas tous les ferrailleurs à venir coloniser le site de N’Dottré, les choses ne pourront pas s’arranger pour nous. Nous, qui sommes déjà sur le site, pouvons passer toute la journée sans recevoir de clients. Mais si nous étions tous ici, les clients seraient obligés de nous suivre parce qu’ils n’auraient pas le choix», plaident-ils.

 

 

No Comments Yet

Leave a Reply

Your email address will not be published.

CONTACT

Boulevard de Vridi
(+225) 21 75 16 10 / (+225) 21 75 07 87
(+225) 21 75 16 06 
info@cotedivoire-economie.com

SUIVEZ NOUS MAINTENANT
  

Abonnez-vous à notre bulletin

Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter pour recevoir par mail les dernières actualités

S’abonner