African Innovation Summit 2018: SEM José Brito situe les enjeux de Kigali

La seconde édition du rendez-vous de l’innovation en Afrique s’annonce sous de grands auspices…
Du 6 au 8 juin, la capitale rwandaise grouillera de monde. C’est elle qui a été retenue pour abriter la deuxième édition du Sommet africain de l’innovation (African innovation summit- AIS 2018).

Près de 3 000 participants sont attendus à ce grand rendez-vous, placé sous le patronage de Paul Kagamé, le président du Rwanda et de Pedro Pires, ex président du Cabo Verde. AIS 2018 est un événement pensé par des Africains et pour des Africains qui veut mettre ensemble des décideurs publics, universitaires, innovateurs, start-ups, investisseurs, chercheurs et activistes de l’innovation. « Notre principal enjeu est de créer une plate-forme de dialogue multipartite et de catalyseur pour l’alliance et l’action en faveur de la construction d’écosystèmes d’innovation robustes en Afrique », explique SEM José Brito, le président du comité d’organisation, l’ancien ministre du Plan et des Affaires étrangères du Cap Vert.
I
l est prévu à ce sommet une session sur innovation et démocratie électorale, une exposition réunissant jusqu’à 50 start-ups et Pme africaines présentant leurs innovations, des rencontres satellites régionaux en web streaming avec Kigali, différentes rencontres sur l’innovation organisées par des partenaires comme Africalics, Nepad, Union européenne, Idea et Oif.
Evènements inédits

A Kigali, un important point est à relever. Il s’agit de la session dite ‘’ Conversation avec les Présidents’’ qui participeront aux assises. « Nous espérons pouvoir compter avec la présence de trois à cinq Chefs d’Etat africains pour avoir une Conversation avec les participants de façon à ce qu’il ait un échange plus approfondi et au plus haut niveau », ajoute SEM José Brito. Et d’avertir que « nous ne voulons pas de discours mais une écoute réciproque pour que chacun comprenne les problèmes de l’autre. Nous voulons être une plateforme de dialogue et d’apprentissage mutuel et cela à tous les niveaux ». Aussi, l’AIS 2018 veut tirer profit de la présence des ministres chargés de l’Innovation pour organiser des échanges d’expérience et de dialogue sur les politiques publiques.

Une autre innovation de taille… Sur les cinq régions de l’Afrique, trois capitales à savoir Johannesburg, Addis-Abeba et Dakar ont été retenus pour organiser parallèlement des sommets satellites. La principale raison est que les organisateurs veulent que les Africains dans leur grande majorité soient à l’écoute de Kigali. « Nous voulions tirer profit du fait qu’aujourd’hui la présence physique en un lieu déterminé n’est plus obligatoire. La technologie du web streaming nous permet d’interagir en étant dans des espaces différents. D’où l’idée de profiter de la présence dans un même lieu d’acteurs clés de l’innovation pour en faire bénéficier ceux qui ne peuvent pas être présents », fait comprendre le diplomate capverdien.
Enjeux du financement

Ce rendez-vous sera aussi l’occasion d’aborder d’importantes questions telles que la valorisation de l’innovation en Afrique et les difficultés d’accès aux financements des jeunes innovateurs ou inventeurs. Le ministre Brito explique cet état de fait par « l’inexistence d’écosystèmes qui soutiennent l’innovation et les Start Up ». Et selon lui, « cet écosystème doit inclure de bonnes politiques publiques qui crée un environnement favorable comme par exemple une politique fiscale amie des innovateurs , une liaison entre les start-up et les universités et les programmes de recherche qui permette d’accompagner l’accélération des changements technologiques et sociétales dans le monde, une prise de conscience des grandes entreprises que ce sont les innovations qui vont leur permettre d’apprendre plus vite que leurs concurrents et que donc il leur faut établir des partenariats gagnant-gagnant avec des start-up et surtout il faut un système financier qui tienne compte de la spécificité des start-up où les risques financiers sont grands mais aussi les bénéfices économiques ».

L’AIS, elle, n’a pas de sources de financement proprement dites. Mais, elle veut servir de plateforme pour que tous les décideurs qui ont le pouvoir d’agir sortent de cette conférence plus outillés pour comprendre les problèmes des innovateurs et par conséquent apporter des solutions à leurs problèmes comme celui de l’accès au financement. « Je voudrais ainsi attirer votre attention que les problèmes des innovateurs ne sont pas seulement d’ordre financier, qui est certes important, mais pas suffisant », dit-il. Pour cet expert, il y a également une grande responsabilité qui incombe aux innovateurs eux-mêmes. C’est la raison pour laquelle il leur demande d’être de vrais entrepreneurs, c’est-à-dire savoir gérer leurs entreprises et être capables d’adapter leurs produits à l’évolution des besoins des consommateurs et du marché et surtout apprendre plus vite que leurs compétiteurs non seulement de leurs pays mais du reste du monde.

Au sortir de ces assises, SEM José Brito souhaite que : « la promotion de l’innovation entre dans l’agenda de développement des Gouvernements, des organisations d’intégration régionale, du secteur privé, des universités, des entreprises sociales, des organisations non-gouvernementales, des philanthropes africains ». Ce n’est qu’à cette condition qu’il pourrait dire « nous avons atteint nos objectifs ». L’AIS 2018 se présente ainsi avec de grands enjeux stratégiques pour tout le continent noir.

J-J AMOND

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