Sécurité routière : les radars à la rescousse

Les accidents de la route sont un fléau auquel les autorités ont décidé de s’attaquer en conjuguant prévention, à travers une campagne de sensibilisation, et répression avec la mise en place de radars.

«En 2017, notre pays a déploré 11.743 accidents corporels dont 1.275 tués et 17.969 blessés. La semaine pascale 2017 a enregistré 212 accidents, dont 136 à l’intérieur et 156 à Abidjan. Nous avons également enregistré 34 tués, dont 23 à l’intérieur et 11 à Abidjan. Le nombre de blessés a été de 471, dont 188 à Abidjan.» Cette information émane du ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné, qui s’exprimait fin mars à l’occasion de la cérémonie de lancement de la campagne de sensibilisation «Zéro accident» en présence de M. Amédé Koffi Kouakou, ministre des Infrastructures économiques, et du représentant de celui de Sécurité et de l’Intérieur, Sidiki Diakité.

Il est à noter que les accidents enregistrés pendant la dernière fête pascale ont représenté environ 3% de l’ensemble des accidents sur l’année. Le ministre des Transports a ajouté que «le poids de l’accidentologie pour seulement sept jours de fête sur les 365 jours de l’année écoulée est considérable. Cette situation est préoccupante si on examine les causes de ces accidents». Aussi le ministre a-t-il invité les transporteurs et tous les usagers de la route à la prudence en respectant les vitesses réglementaires, en évitant l’abus d’alcool et le téléphone au volant, mais aussi et surtout les surcharges de marchandises et les surnombres de passagers.

Dans un tel contexte, les radars automatiques peuvent-ils aider à renforcer la sécurité routière ? C’est en tout cas l’objectif de leur mise en place. En attendant l’installation de radars automatiques en grand nombre sur les routes ivoiriennes, celui installé au Pk 4,5 après le rond-point d’Anani (sur l’axe Port-Bouët/Grand-Bassam) a coûté plus de 130 millions FCFA. Tout usager pris en excès de vitesse devra s’acquitter d’une contravention de 10.000 FCFA payable lors de la prochaine visite technique à la Sicta grâce aux informations reçues à partir d’un centre de traitement animé par les agents de l’Office de sécurité routière (Oser). Les vitesses autorisées sur l’autoroute de Grand-Bassam sont respectivement de 100 km/h pour les véhicules légers, et 70 km/h pour les poids lourds.

Renforcer la prise de conscience des automobilistes

Pour rappel, en 2015, le bilan économique des accidents était estimé à 100 milliards FCFA, soit 0,5% du produit intérieur brut (PIB) de la Côte d’Ivoire évalué sur la même année 18.400 milliards FCFA, selon le ministère du Plan et du Développement. À l’occasion de cette campagne de sensibilisation, M. Aka Echui, directeur général de l’Oser, et M. Ezaley Philippe, maire de Grand-Bassam, ont salué cette initiative qui permettra de mettre en garde les usagers de la route et de leur inculquer la prudence au volant. «Durant les périodes de fêtes, plus précisément à la Pâques, l’on enregistre plus de trois millions de voyageurs sur les routes ivoiriennes. Également, cette campagne visait à donner de sages conseils aux usagers de la route. Avec le radar automatique, il ne s’agira plus d’arrêter les usagers. Le radar automatique fera le travail», a dit le DG de l’Oser.

Stéphane d’Avignon

No Comments Yet

Comments are closed

CONTACT

Boulevard de Vridi
(+225) 21 75 16 10 / (+225) 21 75 07 87
(+225) 21 75 16 06 
info@cotedivoire-economie.com

SUIVEZ NOUS MAINTENANT
  

Abonnez-vous à notre bulletin

Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter pour recevoir par mail les dernières actualités

S’abonner