Emploi-Formation: Restitution des travaux de recherche (2e partie)

Genre et autonomisation de la femme / M.  Mathieu  SOKOUDE: « De juré il y a l’égalité entre l’homme et la femme. De facto, cette égalité n’existe pas. »

Le samedi 30 juin dernier, s’est tenu à Cocody Centre  un atelier de restitution  des travaux de recherche organisé par le CASD CI, au cours duquel M. Mathieu SOKOUDE a présenté le résultat de ses recherches  exploratoires  menées sur la thématique du genre et de l’autonomisation de la femme au sein du Comité Technique Genre et Développement de la dite institution.

« La Côte d’Ivoire à l’instar de toutes les nations modernes se veut respectueuse des libertés fondamentales au nombre desquelles  l’égalité de genre et la lutte contre la discrimination faite aux femmes ». Ainsi, débute la communication de M. Mathieu SOKOUDE  sur la thématique du genre et de l’autonomisation de la femme. Pour le conférencier, la constitution ivoirienne de 2016 est une constitution pro-genre car elle fait une place belle à la question du genre, à l’égalité entre l’homme et la femme. Toujours selon ses explications, depuis 1960 les pouvoirs publiques mettent tout en place juridiquement et de façon institutionnelle pour que l’autonomisation de la femme soit une réalité en Côte d’Ivoire. Toutefois, il ajoutera que : « la volonté politique est là. Les structures sont mises en place mais elles ont du mal à décoller. Parce que quand nous nous référons aux  rapports du département des Nations Unies pour l’information publique, la Côte d’Ivoire occupe la 121ème place en matière d’autonomisation de la femme sur 190 pays. Au plan africain, notre pays occupe la 43ème  place sur 53 pays classés hormis le soudan du sud. Au niveau de la représentation féminine dans les instances du gouvernement nous sommes encore loin des 30%. Avec le nouveau gouvernement les femmes n’occupent que 21% dans les sphères de décision au niveau  ministériel. Aussi, il n’ya qu’une seule femme Présidente du Conseil Régional en Côte d’Ivoire sur 31 Régions et 02 Districts autonomes. Ce qui représente un immense défi à relever ». C’est pourquoi, M. SOKOUDE recommande aux hommes d’encourager l’égalité des sexes, d’opter pour une masculinité positive.  Pour ce faire, il suggère l’éducation comme unique moyen. Par ailleurs, il demande aux femmes de prendre elles-mêmes le leadership de cette lutte car dira t-il «  le pouvoir ne se donne pas, il s’acquiert ».

M. Mathieu SOKOUDE

Développement Durable : M. Allassane CAMARA s’interroge sur l’efficacité du cadre réglementaire face à l’impact de l’activité minière sur les populations riveraines.

Le samedi 30 juin dernier, s’est tenu à Cocody Centre  un atelier de restitution  des travaux de recherche organisé par le CASD CI, au cours duquel M. Allassane CAMARA a restitué le résultat de ses recherches  exploratoires  menées sur le cadre réglementaire et la responsabilité sociétale des entreprises minières  au sein du Comité Technique Ancrage Territorial et Développement de la dite institution.

Débutant  sa communication par une pensée de l’ex-Président Français Jacques Chirac exprimée à l’occasion du sommet de la Terre de Johannesburg, M. Allassane CAMARA signifiera que la Côte d’Ivoire s’active depuis quelques années à protéger la planète notamment au travers des différentes mesures qui sont prises. Par ailleurs, il s’interroge sur l’efficacité de ces mesures de protection  avec le développement de l’activité minière en Côte d’Ivoire ces dernières années. Il dira : «  depuis un certain nombre d’années, l’activité minière connait un boom en Côte d’Ivoire. Cela est perceptible par le  nombre de titres miniers délivrés mais également des nouvelles mines qui s’ouvrent. Selon les chiffres publiés dans le PND, entre 2016 et 2017, la Côte d’Ivoire est passé de 1.8% à presque 2.4%. Il y a des projections qui sont déjà faites jusqu’à 2.7% des recettes de l’Etat qui doivent provenir de l’activité minière entre 2018 et 2019 et aller jusqu’à 5.8% en 2020. »

M. Allassane CAMARA.

Poursuivant, M. Allassane CAMARA reconnaît les efforts du gouvernement ivoirien à faire face aux effets néfastes de l’activité minière par la réforme du code minier en 2014 en renforcement au cadre réglementaire existant constitué de conventions internationales et de lois internes tels que le code de l’environnement, le décret relatif à l’étude d’impact environnemental et social. Toutefois, il n’oubliera de souligner que le code de l’environnement quoique contraignant de par sa nature contient des mesures souples qui sont laissées à l’appréciation des entreprises minières. C’est pourquoi  il démontrera  que « quoique salutaire le code minier n’a pas encore mis fin aux impacts néfastes des entreprises dans les zones d’exploitations ».

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