Restitution des travaux de recherche – CASD-CI

Ancrage territorial / M. BIAOU Marcellin : « les entreprises multinationales développent plusieurs initiatives de responsabilité sociétale en faveur des communautés de leurs territoires d’implantation »
M. BIAOU Marcellin

Le samedi 30 juin dernier, s’est tenu à Cocody Centre  un atelier de restitution  des travaux de recherche organisé par le CASD CI, au cours duquel M. BIAOU Marcellin a présenté le résultat de ses recherches  exploratoires  menées sur  l’ancrage territorial des multinationales en Côte d’Ivoire  au sein du Comité Technique Ancrage territorial et développement  de ladite institution.

Présentant d’entrée l’ancrage territorial comme « l’action et les rôles des entreprises multinationales dans les lieux d’implantation », M. BIAOU Marcellin va décrire le cadre législatif de la côte d’ivoire sur ses plans social et environnemental. A ce propos, il précisera que : « au lendemain de RIO 92, la Côte d’Ivoire  engageant sur les questions du Développement Durable va se doter de législations régissant les domaines de la forêt, des aires protégées, des eaux, des installations classées, de l’utilisation des terres, et de la protection de la faune ». Puis, il continua sur ces aspects en n’omettant pas de citer les avancées de la Côte d’Ivoire sur le plan social avec la ratification d’une trentaine de conventions de l’OIT.

Par la suite, il présentera la méthodologie déployée pour son étude avant de présenter les analyses qui ressortent de ses résultats. A cette occasion, il dira donc : « les entreprises multinationales notamment du secteur alimentaire développent en leur sein plusieurs initiatives de responsabilité sociétale et de développement durable en l’occurrence à l’ endroit des communautés dans lesquelles elles sont implantées ».

Pour ce faire, il compte poursuivre cette thématique pour ses recherches futures en vue de l’approfondir.

Droits Humains : Mme ABBY Rachelle  s’engage  pour l’éducation des enfants apatrides
Mme Rachelle ABBY

Le samedi 30 juin dernier, s’est tenu à Cocody Centre  un atelier de restitution  des travaux de recherche organisé par le CASD CI, au cours duquel Mme ABBY  Rachelle a présenté le résultat de ses recherches  exploratoires  menées sur  la question de l’apatridie au sein du Comité Technique développement, apatridie et droit à l’éducation de ladite institution.

Animant la deuxième communication de cet atelier sur le thème de l’apatridie et les personnes à risques d’apatridie, Mme ABBY Rachelle  a d’entrée  présenté l’apatridie  comme étant l’état de toute personne apatride. Faisant référence à la définition de  la convention 1954 relatif  au statut de l’apatride, elle dira : «  l’apatride est considéré comme toute personne qu’aucun Etat ne reconnaît comme étant son ressortissant en application de sa législation. L’apatride dés lors devient un invisible juridique du fait qu’il ne peut prouver son attachement  à un pays. » Poursuivant, elle ajoutera que  « en Côte d’Ivoire, l’apatridie est un phénomène qui a vu le jour à la faveur des indépendances  et s’est accentué avec la complexité du code de la nationalité ivoirienne. »

Ainsi, dans le cadre de ses travaux qui l’ont conduit entre autres au HCR, à la LIDHO, au MIDH, Madame ABBY a pu identifier différents types d’apatrides dont l’apatride de jure, l’apatride de facto, les personnes à risque d’apatridie, et les enfants trouvés. Elle s’est également rendu  compte des différents dangers que pourrait représenter cette problématique dans le court, moyen et long terme si elle n’était pas solutionnée de manière efficace. Elle dira : « nous estimons que si l’apatridie  n’est pas bien gérée au sein de l’Etat, cela pourrait générer des problèmes sociologiques, des problèmes politiques, puisque c’est un groupe de personnes qui existent sur un territoire bien précis ; ainsi que des  problèmes de développement.  Car les apatrides  sont considérés comme des invisibles juridiques donc n’ayant pas droits. »

Par ailleurs, Madame ABBY Rachelle  compte poursuivre ses recherches mais en se focalisant cette fois sur le cas spécifique de l’éducation des enfants apatrides.

Sécurité / M. KONE Zana : « La notion de VBG a évolué avec l’avènement des NTIC. »
M. Koné ZANA

Le samedi 30 Juin dernier, M. KONE Zana  a pris part à l’atelier de restitution organisé par le CASD CI pour présenter la troisième communication sur le thème des Violences Basées sur le Genre (VBG). Son intervention portait sur le résultat de ses travaux de recherche exploratoires menés au sein du Comité Technique Genre et Développement de la dite institution.

Introduisant sa communication, M. KONE Zana apprendra à l’assistance que : « La notion de genre a connu une évolution. Elle ne fait plus uniquement référence au sexe. C’est désormais une  référence aux relations sociales entre les femmes et les hommes  en intégrant leurs différences, leur complémentarité et leur synergie. » Pour ce faire, il définira la Violence Basée sur le Genre comme « celle issue d’un acte ou d’une pratique exercée en fonction du sexe ou du rôle social d’une personne, entraînant souffrance ou préjudice, moral physique, sexuel, psychologique ou économique.»

Poursuivant, M. KONE Zana fera savoir que les VBG sont devenues une préoccupation majeure  pour tous les acteurs des relations internationales notamment les Gouvernements, les ONG, les Organisations internationales et la société civile. Pour lui, tous les secteurs de la vie sont minés par les VBG, ce qui explique l’inscription de cette problématique que représentent les VBG sur les agendas des Etats. Nous apprendrons que la Côte d’Ivoire n’est pas restée en marge de la lutte contre la VBG matérialisée entre autres par la création d’un Ministère de la solidarité, de la famille, de la femme et de l’enfant ; la mise en place en 2011 d’un compendium des compétences Féminines de Côte d’Ivoire et le vote par le parlement de plusieurs lois réprimant les VBG.

Plusieurs constats ressortent de ses travaux dont les principaux sont  la naissance d’une nouvelle forme de VBG avec l’avènement des NTIC, les VBG comme cause majeure de décès chez les femmes, le manque de moyens juridiques et humains dans la plupart des Etats africains freinant la lutte contre les VGB.

Il terminera sa présentation en affirmant que : «  les violences basées sur le genre sont devenues un problème de politique publique et de développement ».

JC ACKE

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